Dimanche 13 juin 2010 7 13 /06 /Juin /2010 19:32

Moi?

Hin hin hin (<-- rire nerveux)

 

Dernier article en décembre. Que s'est-il passé depuis?

Fin décembre donc, j'arrive sur Paris. Commence alors la vie à 2, la vraie, le couple.
Et pas à un seul moment, on n'a eu à regretter notre décision. La réalité s'est avérée largement à la hauteur de nos rêves.

Aujourd'hui, 6 mois après, nous sommes enfin installés dans NOTRE appartement, et une nouvelle est venue sensiblement modifier notre quotidien.

 

J, la mère des enfants, a décidé de partir plusieurs mois en mission humanitaire en Afghanistan. Elle est infirmière en pédiatrie.

Noble cause me direz-vous. Il était prévu qu'elle parte 2 mois, pendant les grandes vacances. Certes ça implique de nous laisser les enfants, mais grâce à la technologie, on va pouvoir webcamer tous les jours ou presque, et puis pendant cette période, les enfants sont exictés, et puis ils sont petits, ca va vite passer pour eux.

 

Sauf que, finalement, elle part 6 mois.

Et là, je m'insurge.

 

Pas tant que parce que ca veut dire les enfants à plein temps pendant 6 mois. Ce n'était pourtant pas le deal de départ. J'avais signé pour des enfants à temps partiel, ce qui était déjà bien assez pour moi, qui ne suis pas une mère, et pour qui 3 enfants sont bien du boulot.

Non, ça, malgré tous les problèmes qui en découlent: grosse privation financière, aucun moment seule avec mon chéri, aucune sortie, et une fatigue continue avec la quasi-impossibilité de trouver des moments pour se ressourcer, je peux gérer.

J'aime G, je m'habitue aux enfants, j'apprécie de passer du temps avec eux, je sais qu'il y aura des moments difficiles, mais ok.

 

Non, ce qui me chiffonne, c'est la compréhension de ça, l'acceptation.

J'ai beau retourner le problème dans tous les sens, je ne comprends pas sa décision.

2 mois, je pouvais, 6, non.

Laisser ses enfants en bas âge pendant 6 longs mois, rater la rentrée en CP de son ainé, c'est pas rien. 6 mois, c'est 1/3 de la vie du petit.

En 6 mois, sa mère, elle va vite lui sortir de la tête.
Et c'est moi qui vait jouer le rôle du substitut maternel. Ca veut dire évolution de mes liens avec les enfants, et forcément, transfert de leur part sur moi.

Et je vous explique pas la difficulté de la situation à son retour.

Je ne suis pas sure qu'elle ait bien appréhender tout ca. Et ça m'inquiète beaucoup.

Quelle place je vais prendre pendant ces 6 mois, et comment on va tous vivre son retour, et la remise en place de la garde alternée?

 

Moi, personne me demande mon avis, ce que j'en pense.
G subit lui aussi, et se concente de ne rien dire. Je sais qu'il pense comme moi, et qu'il ne dit rien pour ne pas s'énerver.

Mais elle a pris ses décisions sans consulter personne.

Et ce qui m'énerve par dessus, c'est que personne n'a les couilles de lui dire "t'es sérieuse, tu vas laisser tes enfants 6 MOIS!!?"

 

Ah oui, parce que détail important. Elle part avant tout parce que son nouveau chéri est là bas lui aussi.

Partir 2 mois pour remettre sa vie en ordre, faire une noble mission et prendre un nouveau départ, soit. Ca justifie de laisser ses enfants.

Partir 6 mois pour suivre son mec, c'est être une mère indigne.

 

Et qu'elle soit encencée, genre "on est super fier de toi, c'est génial ce que tu fais etc etc", ca me rend folle.

 

Je veux pas de médaille ni rien. Mais personne ne pense à G et moi. A moi surtout.

Ce ne sont pas mes enfants, et je vais les élever pendant 6 mois pendant qu'elle vit son amourette?

 

Alors voilà les nouvelles.

Là, je pense tenir ce blog pour régulièrement, et avoir des choses intéressantes à vous raconter.

J'ai déjà pleins d'anectodes sur les enfants, leurs réflexions, mon ressenti.

Et je dois avouer que c'est quand même beaucoup de bonheur.

Par Super Belle-Mère
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Vendredi 18 décembre 2009 5 18 /12 /Déc /2009 11:38
Tu attends la suite avec impatience hein?

Où j'en étais moi...
Ah oui, coeur qui s'arrête...mariage...enfants...bla bla bla

Donc "Et qu'un paquet d'emmerdes se trouvent sur notre route..."

Et bah même pas tant que ça en fait!

Je te raconte quand même un peu comment ça s'est passé.
Hein? Hein? Allez, je sais que tu en as envie...

Parce qu'autant, l'idée ici, c'est de te parler de la vie avec 3 enfants, 3 GARCONS, autant, y'a une histoire autour quand même.
Et tu vas voir, elle est pas-sion-nante! (qui a dit "ça m'étonnerait!"?)

Donc, le week end dans le gite se poursuit tant bien que mal.
On n'a pas échangé un seul mot sur le sujet, mais on sait qu'on vient de tomber définitivement et irrémédiablement amoureux l'un de l'autre.
On repart chacun de notre côté. Toujours rien.

Et 2 jours plus tard, à bout de nerfs, on commence à s'envoyer des mails. (je précise que 500 bornes nous séparaient à l'époque)
Au départ, on pense connement naïvement qu'il nous suffit de parler, de se dire les choses, pour faire retomber la tension. Qu'en s'avouant que oui, on est attiré l'un par l'autre, ça nous aidera à ne pas idéaliser le truc, et à passer à autre chose.

Hé hé! Erreur jeune padawan!

Parce que si on a pas mal réussi sur les 4-5 premiers mails, on a très vite perdu le contrôle de la situation.
Et environ 1 semaine, 54 mails, autant de sms et 5h de chat sur fb plus tard, on était dedans jusqu'au cou!

3 semaines après ce we, j'organisais une petite sauterie surprise pour les 30 ans de mon mari.
La bande était invitée aussi.
Inutile de préciser que pendant ces 3 semaines, la pression est montée en force. On s'est échangé des millions de mails, de sms, et confirmé notre tombage amoureux.
On était déjà au point de parler d'avenir, alors qu'on s'était vu 2 fois, et à chaque fois en soirées alcoolisées, et jamais en ayant parlé en tête à tête. Hyper adultes les gars!

Quand le jour J est arrivé, on avait 15 ans, c'était horribe. J'étais nerveuse comme une collégienne qui doit sortir avec LE beau mec du bahut, et qui espère que son bouton sur le front se voit pas trop grâce à son embelliseur abricot de chez Agnès B. (le truc avec lequel tu as systématiquement l'air con et moche)

On a que moyennement géré cette soirée...
On s'est retrouvé à s'embrasser en cachette dans le jardin, et je te passe bien sur tous les détails.
On a fini, une fois tous les invités partis, à rester tous les 2 pendant 3h, à pouvoir enfin discuter en tête à tête, et essayer de comprendre où on est était vraiment.
Les enfants se sont levés les 1ers, donc on leur a donné le petit déj.
Vas-y, nuit blanche, alcool, fantasme, homme de ta vie. Il est 7h du mat, tu donnes le petit dej à ses enfants, impossible de ne pas se projeter.

Eeeeenfin bref.
2 jours plus tard, j'annoncais à mon mari mon intention de divorcer. Il a admirablement bien réagit. Un truc de fou. Je lui ai parlé de G. Il a compris qu'il ne pouvait pas lutter, et avait de toute façon senti que notre couple ne fonctionnait plus.
1 semaine plus tard, j'étais à Paris pour quelques jours, et avec G, on commencait notre relation clandestine, pour s'apercevoir, que putain, on était vraiment amoureux l'un de l'autre, et parfaitement en harmonie (sur tous les plans (hé hé hé))
1 mois plus tard, il annoncait à sa femme son intention de divorcer. Et là encore, elle a admirablement bien réagit. Au delà de tout ce qu'on aurait pu imaginer. Pour une femme mariée, en couple depuis 10 ans, mère de 3 enfants, elle a été capable de réagir avec sa tête et non avec son coeur.
Elle a accepté ma présence dans sa vie, dans celle de ses enfants, dans le coeur de l'homme qu'elle aime. Elle me hait pas, elle hait personne. Elle veut qu'on forme une famille recomposée heureuse.

L'univers tout entier à l'air de nous faciliter la tâche.
Vous en connaissez beaucoup des histoires pareilles?
- un coup de foudre réciproque?
- qui fait pas pétard mouillé et se transforme en vraie histoire, en vrais sentiments.
- 2 mariages dissous sans drame, sans crise.

Est-ce qu'on n'a pas vraiment trop de chance?

Youpi, la vie à 2 va pouvoir commencer, découverte du quotidien et garde alternée, je te promets de jolis moment lecteur!


Par Super Belle-Mère
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Jeudi 17 décembre 2009 4 17 /12 /Déc /2009 09:21
Alors, que je t'explique...

Avant, j'étais une jeune parisienne branchée, qui s'habille chez Maje, Comptoirs des Cotonniers, et court d'un rdv pro à l'autre perchée sur des talons de 12 cm, avec son sac Darel sur le bras et un Starbuck Coffee dans la main.
L'archétype de la new-yorkaise... à Paris!
Grosse classe!

Et puis un jour, j'ai rencontré celui qui allait devenir mon mari.
Un informaticien. Pas-Du-Tout mon type de mec. Mais gentil.
Et comme justement, avec mon type de mec, par le passé, j'avais plutôt morflé, je me suis dit qu'il était peut-être temps que je reconsidère mes critères.

Donc, en bonne jusqu'au boutiste, je l'ai épousé. Bah oui, il me l'avait demandé...

Et là, sans que je comprenne vraiment ce qui se passait, je me suis retrouvée à vivre en Province, avec un boulot de merde, à ne plus faire gaffe à mes fringues, à prendre genre 7 kg, et à me satisfaire d'une vie tellement loin de ce que j'imaginais que finalement, je me posais pas de questions;

Ce n'est pas que j'ai été malheureuse. Pas du tout même.
De biens des points de vue, j'avais une vie parfaite. Nombre de mes amis sont tombés de leur chaise quand je leur ai annoncé mon divorce:
- "Nooon, tu plaisantes!? Mais vous étiez un couple si équilibré" etc etc...

Ouais ca va, je sais.
Avec mon mari, on s'engueule jamais. On est copains comme cochons. C'est la grosse déconnade!
Ha ha ha!

Sauf, sauf, que je te rappelle lecteur adoré que j'ai 29 ans, et qu'une colocation sympa c'est pas exactement mon rêve absolu dans la vie!
Oui j'adore mon mari, mais je ne me vois pas vivre 40 ans avec lui. Pas sans passion. Pas comme ça.

J'ai toujours rêvé une grande histoire, intense et passionnée!
Une histoire comme dans les livres ou dans les films, à la Julie Roberts et autre canon hollywoodien, tout en me convainquant que ça n'existe pas dans la vraie vie.
Et que la vraie vie, avec les vrais gens, c'est épouser un type comme S, parce qu'il est vraiment très gentil, qu'on rigole bien et que finalement, je me suis convaincue que l'amour, c'est ça.
Ou du moins que je n'étais pas capable de plus. Que ma capacité à aimer était limitée, et que donc, ça servait à rien que je rêve d'une chose hors de ma portée.

Donc je m'y lance. Je l'épouse, sans me poser de questions, sans regretter. Je suis à fond dedans.

Hé hé! Erreur jeune padawan!
C'est là que j'm'a gouré.

Parce qu'un jour de l'an 2008, 1 mois pile après mon mariage, mon époux et moi nous rendons à un week end pour l'anniversaire de mon plus vieux pote, près d'Annecy.
Pour les besoins de l'histoire, nous appellerons ce pote Florent (parce que c'est son nom en fait)
Tous les ans, lui et ses potes de son école d'ingénieurs se réunissent pour un week end très très alcoolisé. Cette année, il a décidé de le faire en même temps que son anniversaire, et donc d'inviter d'autres potes.
Dont nous.

On se pointe donc là bas. J'arrive en bas de l'immeuble, et à ce moment là, Florent en sort avec un pote, pour aller faire 2-3 courses.
Je regarde le pote, je tombe dans ses yeux.
Et là, mon coeur s'arrête. Je sens clairement qu'il vient de rater 1 ou 2 battements.
Ma tête commence à tourner, j'ai chaud, j'ai froid, je sais pas ce que je dis, putain j'ai le vertige.

Ils s'en vont. Je me retrouve dans l'ascenseur avec mon mari. Et là je flippe! 7 étages durant, je flippe à mort.
Ok... ce regard, cette sensation, c'est la chose que j'attends depuis 28 ans et que je redoute depuis que j'ai décidé de me marier.
Je suis mariée depuis 1 mois putain, c'est pas possible, je peux pas, je peux pas, je peux pas!

Quand ils reviennent, et durant tout le week end, je me conditionne pour ne plus trop regarder G. Nos regards se croisent quand même genre 128 256 fois, mais je gère. En plus, je suis un peu malade, donc je bois pas trop. Je garde le contrôle.

Le week end se termine, je rentre chez moi et je me force à penser à autre chose.
C'est dur les premières semaines, et au fil du temps, ça va un peu mieux.
Je pense à lui régulièrement. Je regarde de temps en temps son profil fb (ouais, on est des jeunes à la cool, on a des profils facebook)

Ah oui, pardon! J'ai oublié de préciser un petit détail, presque insignifiant, 2 fois rien, tu vas voir...
Pendant ce fameux week end, j'ai appris que le jeune homme est marié, père de 2 enfants et avec un 3ème en route!
Donc bon, disons que ça m'a aussi aidé à tourner la page. Je me dis qu'il doit en avoir juste rien à carer de moi. Que nos regards se sont croisés par hasard, ou par connivence amicale, et c'est tout.
Je poursuis mon chemin...

Cette année, appel de mon pote Florent, qui me dit :
- "Réunion annuelle des AA . Comme vous vous étiez bien entendus avec tout le monde l'année dernière, ça pourrait être sympa que vous veniez aussi non?
- Y'aura qui?
- Bah comme d'hab hein, M, B, G, etc etc"

Mon coeur rate un battement.
Je vais donc le revoir.
Tout est sous contrôle!
Tout, sauf moi, mon couple, toute ma vie...
Ca ne fait plus 1 mois que je suis mariée, mais 1 an et 1/2. Et depuis, j'ai vraiment commencé à me poser pas mal de questions, notamment sur mes sentiments, mes attentes, mes rêves.

J'arrive donc un peu fébrile à ce fameux week end.
Il est là. Je lui dis bonjour. Je me présente à sa femme et ses 3 enfants qui sont présents cette année (youpi!) et je fais genre de m'occuper avec ma cops, la nana de Florent.
Je n'ai pas croisé son regard. J'assure...
J'arrive à me convaincre que c'est passé, que d'ailleurs ce que j'ai ressenti l'année dernière n'était pas réciproque et qu'il doit à peine se souvenir de moi, avec sa vie de famille épanouie. En fait, je ressens plus rien moi non plus. Hé hé hé, trop la classe!

On passe à table, on est genre 30. C'est sympa, bruyant, convivial, il est à l'autre bout de la table.
Et d'un coup, on se regarde. A la même seconde, on tourne la tête l'un vers l'autre. Comme attiré par une force supérieure qui nous refuse le droit de prétendre encore un seul instant qu'on ne sait pas exactement où est assit l'autre.
Et la terre s'arrête de tourner...

Je comprends que je suis dans une merde internationale. Que cette fois, je n'arriverais pas à l'oublier, je n'arriverais pas à prétendre que ce que je ressens n'est pas le truc le plus fort de la terre.
Et je vois exactement la même chose dans son regard. On se regarde plusieurs secondes. et on se sourit.

Et je comprends à cette seconde précise que dorénavant, ma vie, c'est lui.
Et qu'un paquet d'emmerdes se trouvent sur notre route...
Par Super Belle-Mère
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Mercredi 16 décembre 2009 3 16 /12 /Déc /2009 17:53
Lecteur, sur ce blog, je vais te raconter comment je me suis démerdée pour passer d'une vie de femme mariée mais pas passionnée, à une vie de femme en instance de divorce, follement amoureuse d'un homme lui-même en instance de divorce, et père de 3 garçons.

Et tout ça, avant mes 30 ans, et ceux dudit prince charmant!

C'est difficile de suivre?

T'inquiète, je vais t'expliquer...
Par Super Belle-Mère
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